Comme chaque année, le Forum Économique Mondial (WEF) de Davos réunira dirigeants politiques, chefs d’entreprise et investisseurs du monde entier, du lundi 19 au vendredi 23 janvier, dans la station suisse. Plus de 1 700 dirigeants sont attendus, dont environ 850 PDG de grandes entreprises et de startups, ainsi qu’une soixantaine de chefs d’État et de gouvernement.

Pour cette 56ᵉ édition, plusieurs figures internationales doivent faire le déplacement, parmi lesquelles le président américain Donald Trump, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le patron de Microsoft Satya Nadella ou encore Jensen Huang, CEO de Nvidia. Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques et le ralentissement de la croissance mondiale, les discussions s’articuleront autour du thème de « l’esprit de dialogue ».

Une délégation française invitée par l’Élysée

Le président Emmanuel Macron a confirmé sa présence. Selon l’Élysée, il entendra y présenter sa lecture des grands enjeux économiques et géopolitiques actuels, et mettre en avant l’attractivité du territoire français. Comme lors de ses précédentes participations, notamment en 2018 et 2024, le chef de l’État sera accompagné d’une délégation de startups et de PME.

Ces entreprises sont directement invitées par la présidence de la République, ce qui leur permet d’accéder au Forum sans s’acquitter du ticket d’entrée habituellement requis pour les entreprises. Celui-ci comprend une adhésion au World Economic Forum (WEF) et des frais de participation, pour un montant généralement estimé à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

La délégation French Tech à Davos

Cette année, la délégation française rassemble des startups issues de secteurs jugés stratégiques par les pouvoirs publics, à commencer par le quantique avec Quandela et Quobly, l’intelligence artificielle avec H Company, spécialisée dans l’IA agentique, ou Bioptimus, positionnée sur les applications de l’IA à la biologie, ainsi que la cybersécurité avec Riot Security et Sekoia.io. Elle inclut également des acteurs de l’industrie et des infrastructures, comme Exotrail et Aldoria dans le spatial, Verkor dans les batteries électriques, Exotec dans la robotique ou Dioxycle dans la deeptech industrielle. Des scale-ups plus orientées logiciels et services complètent la liste, à l’image de Pigment, spécialiste de la planification financière, Qonto dans les services bancaires ou Konboi, qui développe des solutions d’intelligence artificielle pour le transport routier.

D’autres structures innovantes complètent la délégation française, comme Safran.AI, filiale récente du groupe Safran spécialisée dans l’intelligence artificielle pour l’aéronautique et la défense, Sweetch Energy, positionnée sur l’énergie osmotique, ou Pelico, plateforme d’orchestration manufacturière destinée à renforcer l’agilité et la résilience des usines. L’opérateur de satellites Eutelsat sera également présent.

Leurs dirigeants et cofondateurs feront le déplacement, parmi lesquels Éléonore Crespo pour Pigment, Alexandre Prot pour Qonto, Benoît Lemaignan pour Verkor, Gauthier Cloix pour H Company, Maud Vinet pour Quobly ou encore Romain Moulin pour Exotec.

Un terrain d’influence plus que de business

À Davos, ces startups auront l’occasion d’échanger avec des interlocuteurs rarement accessibles dans d’autres contextes, de nouer des alliances industrielles ou institutionnelles, et de se positionner sur de futurs partenariats ou appels d’offres. Plus que des annonces immédiates, le Forum constitue aussi un espace d’observation privilégié pour capter des signaux faibles économiques, politiques et technologiques qui façonneront les prochaines années.