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#Rétroviseur 10 startups sur lesquelles il fallait miser en 2017

#Rétroviseur : 10 startups sur lesquelles il fallait miser en 2017
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Quelques flocons de neige, les premières tartiflettes, des cadeaux qui s’amoncellent sous le sapin… Le doute n’est plus permis : 2017 touche à sa fin ! Le temps a passé et beaucoup de choses ont changé, l’heure du bilan a sonné et en se remémorant chaque instant de cette année, voici les startups qui nous ont bluffé.

Alan a bousculé l’assurance en un temps record

L’impressionnant tour de seed de 12 millions d’euros bouclé fin 2016 laissait présager de grandes choses pour Alan en 2017 et la startup n’a pas failli à ses ambitions. À peine plus d’un an après son lancement, la jeune pousse est désormais (déjà) un poids lourd dans le secteur de l’assurance. Elle a successivement lancé une offre pour les freelances et indépendants (en février) et une offre prévoyance (en juillet) pour s’imposer comme une réelle alternative aux mutuelles classiques.

Poietis, l’innovation XXS qui a gagné un prix XXL

Dans le secteur – très dynamique cette année – des BioTech, Poietis s’est taillé une place de choix. Si sa technologie d’impression de tissus cellulaires ne devrait pas être prête à s’industrialiser avant 2019, elle a remporté cette année le prestigieux Prix mondial de l’innovation, soutenu notamment par le PIA et bpifrance et vient de boucler une levée de fonds sur le site Wiseed avec un impressionnant taux d’adhésion. Et fait partie des finalistes de l’étape bordelaise du concours Moonshot porté par Maddyness.

Fluicity, la CivicTech à l’abordage de l’Amérique du Nord

Année d’élections oblige, les CivicTech ont été à l’honneur en 2017. Fluicity a su s’élever au-dessus de la mêlée en remportant les faveurs du député (LREM) Roland Lescure, en charge de la première circonscription des Français à l’étranger (Amérique du Nord) pour devenir le lieu des débats entre citoyens et élus. Un vrai défi pour la startup qui aura une communauté de quelque 215 000 administrés à gérer… et animer !

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Big Moustache, de la (presque) faillite à un flagship parisien

Fin 2016, personne n’aurait misé un kopeck sur Big Moustache. Au bord de la faillite, en opposition frontale avec sa banque, la startup a pourtant su transformer les difficultés en opportunités. Début janvier, la startup annonçait un tour de table de 500 000 euros et le début d’une nouvelle aventure. Douze mois après, la startup est dotée d’une plateforme refaite à neuf, d’un réseau de distribution renouvelé et d’un flagship flambant neuf dans le 11ème arrondissement de Paris.

Epicery sécurise son avenir grâce à un partenariat avec Monoprix

Dans le secteur très encombré de la livraison, epicery a su tirer son épingle du jeu. Délaissant la livraison de repas déjà préparés pour livrer les produits de commerçants du quartier, la jeune pousse s’est imposée en à peine plein d’un an comme un acteur sur lequel compter. Le partenariat conclu avec Monoprix il y a quelques semaines – le groupe ayant officialisé en même temps son entrée au capital – confirme la solidité du modèle de développement d’epicery, qui pourra désormais s’appuyer sur le réseau logistique du distributeur pour s’étendre à l’ensemble du territoire national.

Heetch, condamné à se réinventer

2017 fut une année chargée et charnière pour Heetch. Début mars, la startup était lourdement condamnée dans le procès qui l’opposait aux taxis, ce qui signait de facto la fin de son service – alors suspendu – tel qu’il existait jusqu’alors. Mais ses fondateurs l’assurent : ce ne sera pas la fin de Heetch. Dont acte, quelques semaines plus tard, la jeune pousse lançant mi-mai un nouveau service plus respectueux de la législation, La Base. Fin septembre, c’était l’apothéose avec l’annonce d’une levée de 10 millions d’euros, preuve que les investisseurs croient encore au modèle Heetch, malgré les déboires.

Meludia, la French touch musicale exportée à l’international

Maltais, Estoniens et désormais Canadiens se sont vus offrir (par leurs gouvernements et dans le cas des Canadiens par l’Orchestre philharmonique de Calgary) un accès à Méludia, une plateforme créée par une jeune pousse française pour développer la sensibilité musicale des individus. Point de solfège à l’horizon, Méludia mise sur l’émotion et sur les sensations, et sa méthode atypique séduit de plus en plus à travers le monde. Depuis 2012, les deux fondateurs se sont donnés pour mission de révolutionner la formation musicale en débutant par l’entrainement de l’oreille, comme on le ferait avec une langue avant d’apprendre l’écriture de la musique, le solfège.

Zenly

Zenly, le succès à 213 millions de dollars

C’est l’exit de l’année. Après avoir marqué 2016 par leur roadshow éclair aux États-Unis, les fondateurs de Zenly ont une nouvelle fois frappé fort en 2017. L’application à laquelle tous les ados sont accros a tapé dans l’oeil d’Evan Spiegel, fondateur de Snap. Fin juin, cet intérêt se concrétise par un rachat sonnant et trébuchant, pour la bagatelle de 213 millions de dollars, soit environ 180 millions d’euros. Une opération jackpot pour les fondateurs et les investisseurs.

Le Petit Ballon, la box qui a (finalement) convaincu vente-privee

Oui, les box peuvent marcher ! La WineTech Le Petit Ballon a surpris le petit monde du e-commerce au printemps en annonçant que vente-privee devenait son actionnaire majoritaire. Un partenariat gagnant-gagnant, le géant du commerce en ligne y trouvant un moyen d’enrichir qualitativement son offre viticole et la startup bénéficiant ainsi d’un canal de vente majeur.

Actility, une levée record et une guerre annoncée avec Sigfox en Asie

C’est la levée la plus importante de l’année (jusqu’à date). Actility a levé 75 millions de dollars (soit environ 70 millions d’euros) au printemps, réponse du berger à la bergère à son principal concurrent Sigfox qui avait bouclé un tour de table de 150 millions d’euros en fin d’année dernière. Et le bras de fer ne devrait pas s’arrêter au terrain financier : la startup de l’IoT affiche effrontément ses ambitions pour le marché asiatique et notamment chinois… là où Sigfox n’a pour l’instant pas réussi à percer.

Exit

… et les startups sur lesquelles il fallait éviter de parier

Sea Bubbles. Le tour de table de 10 millions d’euros annoncé au printemps par la startup laissait entrevoir de grands projets. Las, fin octobre, Alain Thébault, son fondateur, annonçait sur France Info son intention de délocaliser son entreprise en Suisse où étaient déjà produites ses fameuses bulles et de réaliser sa prochaine levée d’une centaine de millions d’euros uniquement auprès d’investisseurs étrangers. Le retour du French bashing ?

BlaBlaCar. La licorne a du plomb dans l’aile : en 2017, elle a réduit ses effectifs de 20%, fermé plusieurs antennes à l’étranger et repensé de fond en comble sa stratégie. Une fébrilité qui laisse penser que le géant a un pied d’argile et devra lutter en 2018 pour conserver son aura de porte-drapeau de la French Tech.

Compte Nickel. C’était le compte des sans-banques, le service indépendant pour ceux qui rechignaient à accorder leur confiance à un groupe financier traditionnel, la startup qui cassait les codes. Mais, en avril, Compte-Nickel a vendu 95% de son capital à BNP Paribas. De NoBank au rachat de Compte-Nickel par BNP Paribas, il y a l’indépendance que la startup n’a pas su conserver.

Menlook. 2017 a ponctué la descente aux enfers de la startup par une liquidation judiciaire, fin avril. Fin 2016, Marc Menasé, fondateur et alors PDG de Menlook, cédait sa place à Mathieu Drida, en affichant une pleine confiance : “Mathieu semble avoir toutes les qualités pour relever le challenge de développer Menlook autant que nous l’espérons“, disait-il alors. Raté : le nouveau directeur aura juste eu le temps de fermer boutique, le placement en redressement judiciaire intervenant dès le mois de mars.

Cityzen Sciences. Menlook n’a pas le monopole du fail dans la FashionTech. Annoncé comme révolutionnaire il y a maintenant plusieurs années, le fameux D-shirt (ou t-shirt connecté) n’aura finalement jamais vu le jour. Après avoir été placée en redressement judiciaire début juillet, l’ancienne pépite de la French Tech a purement et simplement mis la clé sous la porte à l’automne.

Afrostream. Clap de fin également pour la startup de la VOD, un temps surnommée “le Netflix français”. Malheureusement, c’est un destin très différent qui s’est noué cette année pour Afrostream : boudée par les investisseurs et dans l’incapacité de trouver un repreneur dans les temps impartis, la jeune pousse a baissé le rideau fin septembre.

Voitures Noires. C’est un symbole de l’âge d’or d’Uber en France qui a disparu cette année. Subissant de plein fouet l’attractivité en berne du métier de chauffeur VTC, le loueur de VTC Voitures Noires a d’abord annoncé son placement en redressement judiciaire, début juillet. Avant d’être finalement avalé par le fournisseur de services VTC Bien Sur La Route.

  • JéJé

    Mort de rire… A part Compte Nickel qui a cartonné sur le nombre de clients et mérite sa valo, et zenly (et encore, la monétisation de ce truc était plus qu’hasardeuse), le reste c’est du vent… “Alan poids lourds de l’assurance” : mais oui mais oui, à 25 clients par semaine c’est sûr qu’ils pèsent très très lourd. Blablacar pareil : que personne ne remette en cause leur valo paraît hallucinant. Quant à Sea Bubbles : sérieux ?!
    Il n’y a pas de startup plus crédible en France ? Le jour où les journalistes arrêteront de mesurer les progrès des startups en fonction de leurs levées de fonds ça ira beaucoup mieux.